L’échauffement avant la partie de golf

Le golf est peut-être le seul sport où l’on voit encore un (trop) grand nombre de pratiquants ne jamais s’échauffer. Il ne sagit évidemment pas de joueurs de haut niveau, mais plutôt de « Monsieur» ou « Madame-tout -le-monde », qui, à peine descendu de voiture, passe sans transition du parking au parcours, ou au practice, pour sa leçon. Les contre-performances comme les déceptions s’accumulent alors. Comment pourrait-il en être autrement puisque système nerveux, muscles et articulations sont encore au repos?

Comme pour toute activité sportive l’organisme doit être préparé, échauffé. De même que le joueur de tennis échange des balles avant de jouer un premier set, de même tout golfeur doit s’échauffer et ne saurait sinon prétendre jouer dès le premier swing à 100 % de ses possibilités.
Tous les « pros» de golf s’échauffent longuement avant de prendre le départ. Bon nombre de joueurs moyens (scorant habituellement entre 90 et 110) seraient surpris de l’amélioration de leur score résultant tout simplement d’un échauffement correctement conduit, qu’ils auraient pris soin d’effectuer avant d’aborder le trou n° l.

Les raisons d’un échauffement sont de deux ordres:

-préparer le corps à la performance (qu’il s’agisse de compétition ou d’entraînement),

-réduire les risques d’accidents musculaires, douleurs, etc … consécutifs à un effort violent demandé à un organisme non préparé.

Conséquences attendues d’un échauffement

Un échauffement est d’abord un réveil psycho-physiologique. On décrit plusieurs effets directs d’un échauffement:

1 – Les vaisseaux sanguins se dilatent et accentuent l’oxygénation des muscles. La température du corps et plus particulièrement celle des muscles augmente.

2 – Cette augmentation de température réduit la viscosité du « sarcoplasme » dans lequel baignent les cellules musculaires, et celle du liquide lubrifiant (<< synovie») contenu dans les articulations.

3 – Enfin on constate une augmentation de l’activité enzymatique qui favorise l’élasticité des fibres musculaires et des tendons.

Ces transformations physiologiques entraînent:

1 – un accroissement de la vitesse et de la force de contraction des muscles,

2 – un gain dans l’amplitude des mouvements.

Par ailleurs, l’échauffement, en tant que réveil psychique, améliore la coordination motrice, en mettant en alerte les systèmes d’informations et de régulations, qu’ils soient conscients (comme la vue), ou inconscients (les récepteurs kinesthésiques logés dans les tendons, qui nous renseignent sur nos mouvements).

Enfin on retiendra que la durée d’un échauffement ne saurait être inférieur au quart d’heure et doit impérativement comporter deux parties:
– un échauffement général visant à la fois à la mobilisation de l’appareil musculaire et à l’amélioration de la souplesse (prévention des accidents) en particulier articulaire (augmentation de l’amplitude des gestes)
un échauffement spécifique, préparatoire à l’activité golfique proprement dite (éveil psychique et neuro-musculaire adapté).
Les quelques exercices proposés à présent, ne sont là qu’à titre d’exemple pour composer un tel échauffement cohérent.

L’échaufement pratique

Echauffement général

Il comporte donc trois aspects essentiels :

l – augmentation du rythme cardiaque (température),

2 – mobilisation de la souplesse de la colonne vertébrale, des épaules et       du bassin,

3 – sol1icitation de la musculature :

– des membres inférieurs et du bassin pour la stabilité des appuis,
– du tronc pour la qualité des rotations,
– des épaules et des avant-bras, en particulier pour l’optimisation du fouetté final du mouvement.

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