Le forward press

(pron. forweurd ; trad. appui avant). Quelques joueurs ne débutent la prise d’élan qu’après avoir effectué un « forward press ». La semelle du club reposant sur le sol, denière la balle, le joueur y prend appui pour avancer son grip, au-delà de la balle, vers le drapeau.

Là encore, la réalisation d’un « forward press », n’est en aucune façon obligatoire. comme pour le « waggle » il ne s’agit en fait que d’un « truc» destiné à améliorer la concentration du joueur.
Cependant, il semble qu’adresser la balle sans que le club repose sur le sol soit plus efficace pour préparer un geste précis et relâché. Dans ce cas, le « forward press» est irréalisable, l’appui au sol étant supprimé

Le take away 

(trad. emporter) C’est le véritable commencement du back swing. La tête du club est « emportée» en arrière d’une quinzaine de centimètres, sur une ligne parallèle au sol, dans le prolongement de la ligne de vol. Ce début de trajectoire parallèle au sol de la tête du club détermine peut-être la qualité du « follow-through » à venir. C’est en tout cas la concrétisation du transfert d’une partie de poids du corps sur la jambe droite. On note à cet instant le léger décollement du sol du talon gauche, ce qui facilite encore le transfert de poids.
Ce léger déplacement du corps vers l’anière se déroule dans un parallélisme parfait avec le sol. Le déplacement conect de la tête du club au cours du « take away » constitue alors à la fois un repère et une aide à la réalisation exacte du geste. 

La montée proprement dîte

Le corps (hanches, tronc, épaules), commence à pivoter autour d’un axe de rotation, qui est constitué par la colonne vertébrale et qui prend appui sur la jambe droite.
En un seul mouvement continu, la tête du club décrit un arc de cercle, inscrit dans un plan, le plan de swing. Le club est ainsi amené au-dessus et en arrière du golfeur. Et si pendant tout le « take away », les bras sont restés dans le prolongement du club, en passant à hauteur des hanches on « arme» les poignets: le système grip-club forme alors un angle de 90° avec les bras.
Au cours du pivot le bras gauche reste allongé, sans crispation, tandis que le bras droit se plie pour faciliter la rotation des épaules. Le coude droit est proche du corps et pointe vers le sol. L’épaule gauche passe naturellement sous le menton. Le regard reste sur la balle. Le back swing est arrivé à son terme: les épaules ont pivoté de 90°, les hanches de 45° environ.
Au sommet de la montée, le temps s’arrête un court instant, le mouvement est prêt à s’inverser, la descente peut commencer.
Les muscles puissants du corps ainsi mis sous tension, vont pouvoir restituer le maximum d’énergie pour donner au swing son amplitude optimale. L’angle droit au niveau des poignets constitue un véritable « fouet» qui viendra « claquer» la balle au tout dernier moment de la descente.

Bref, pratiquement toutes les données essentielles constitutives d’un bon swing sont réunies à la fin du back swing. Il reste encore deux variables à contrôler: le plan de swing et la longueur de l’arc de swing. 

Le plan de swing

Il est en effet impératif que non seulement le club n’évolue que dans un seul plan de swing, mais aussi que celui-ci soit correctement orienté. Traditionnellement, on distingue ainsi un bon plan de swing: « square », d’un « fiat swing» (trad. swing plat) : le corps tourne, mais les bras ne montent pas; ou encore d’un « upright swing» (trad. tout droit) dans lequel les bras seraient montés, mais le corps n’aurait pas pivoté. Un tel swing entraîne la fermeture de l’angle d’attaque de la balle par le club, ce qui a pour conséquence de faire monter la balle. C’est la raison pour laquelle un swing « upright » est souvent employé pour sortir des situations difficiles (rough, bunkers, etc.). En fait, le plan de swing correct, square, est obtenu par la conservation pendant la rotation de l’angle d’ouverture, du bras gauche avec le tronc, défini à l’adresse. Et, bien que le golfeur ne recherche un swing « flat » ou « upright » que contraint et forcé par l’environnement (obstacles), il y a là en tout cas 3 nouvelles possibilités de swimg.
Par ailleurs, l’orientation du plan de swing par rapport à la ligne de vol peut varier, et détermine ainsi pour la tête du club des chemins différents pour venir frapper la balle, que l’on résume à 3 options:
– chemin Intérieur-Intérieur
– chemin Extérieur-Intérieur
– chemin Intérieur-Extérieur
Cette orientation du plan de swing est fondamentale on le verra pour la précision des coups. 

La longueur de l’arc de swing 

La montée qui peut être complète (rotation des épaules de 90°) ou restreinte, et qui détermine en proportion la longueur de l’arc de swing, est le dernier élément à prendre en compte. Ainsi la rotation peut dépasser les 90°. On a alors affaire à ce que la technique orthodoxe décrit comme une faute: un « over-swing ».
Et pourtant certains affirment aujourd’hui qu’il s’agit d’une nouvelle technique, plus performante que la précédente qui, par l’augmentation de l’arc de swing, permet un gain de distance parcourue par la balle. Le joueur le plus représentatif de cette école est sans nul doute: J. Daly.
Rotation complète, restreinte ou « over-swing », encore 3 possibilités nouvelles qui viennent compléter la technique du golfeur.
En tout cas à la fin de la montée, toutes les données ont été programmées. Dans les phases suivantes, le golfeur ne peut réellement intervenir dans leur déroulement. Ainsi précision et longueur, les deux éléments fondamentaux du swing ont été mis en place respectivement à l’adresse et à la montée (phase ln). La fin du mouvement n’est que la conséquence (phase Out) de cette préparation. 

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